L’alpaga est un animal appartenant à la famille des camélidés. Il mesure en moyenne entre 90 et 100 cm et est entièrement recouvert d’une toison abondante. Il se reconnaît à ses oreilles droites en forme de fer de lance, son dos arrondi et son long cou gracile. Ses pieds sont pourvus de deux orteils avec coussinets, ce qui rend sa démarche particulièrement respectueuse des sols.
Visuellement, il ressemble à un mouton au long cou ou, bien sûr, à un lama, avec lequel il est souvent confondu. Pourtant, il est plus petit et plus fin que ce dernier. Parmi ses cousins lointains, on retrouve aussi le chameau, le dromadaire ou encore le guanaco.
L’alpaga pèse en moyenne 80 kg pour une taille comprise entre 75 cm et 1 m. Sa laine existe dans 22 couleurs naturelles, du blanc le plus pur au noir profond, en passant par de nombreux beiges et bruns. Sa durée de vie est généralement d’environ 20 ans.
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L’histoire
Nous connaissons tous les camélidés des continents asiatique et africain : le chameau (2 bosses) et le dromadaire (1 bosse). En Amérique du Sud, le plus connu reste souvent le lama, popularisé jusque dans la bande dessinée.
En réalité, les camélidés andins sont au nombre de quatre : le guanaco, la vigogne, le lama et l’alpaga.
- Le guanaco (Lama guanicoe) et la vigogne (Vicugna vicugna) vivent tous deux à l’état sauvage :
La tête du guanaco est gris foncé, son dos brun roux et son ventre, son cou et ses pattes sont blancs. Il est grand et peut mesurer de 1 à 1,20 m au garrot pour un poids allant de 80 à 140 kg.
L’ensemble du corps de la vigogne est beige, avec le ventre, le cou et les pattes blancs. Elle est petite, avec une hauteur variant de 0,70 à 0,90 m au garrot pour un poids de 35 à 55 kg. C’est la plus petite et la plus élancée des quatre camélidés sud-américains.
- Le lama (Lama glama) et l’alpaga (Vicugna pacos) sont quant à eux domestiqués depuis près de 6 000 ans :
La toison du lama présente une grande variété de couleurs, du blanc au noir, en passant par de nombreux tons beiges et bruns, souvent avec des taches. C’est le plus grand des camélidés andins, avec une hauteur de 1 à 1,25 m au garrot et un poids de 110 à 170 kg. Robuste, il est traditionnellement utilisé comme animal de portage dans les montagnes.
Comme le lama, l’alpaga se décline en de nombreuses couleurs, du blanc au noir, mais sa toison est généralement plus uniforme. Plus petit (0,75 m à 0,95 m au garrot pour 55 à 90 kg), il est élevé principalement pour sa laine d’exception, très recherchée pour la confection de vêtements et accessoires haut de gamme.
Description physique de l’alpaga :
- Dos : plutôt arrondi
- Poids : jusqu’à 60–80 kg
- Allure : gros mouton au long cou
- Front : très lainé, souvent avec une houppette
- Oreilles : pointues, en « fer de lance »
- Tête : courte
- Dents : à croissance continue, il coupe l’herbe sans arracher les racines
- Taille : 75 cm à 1 m
- Couleur : jusqu’à 22 couleurs naturelles officielles
- Diamètre de la fibre : entre 12 et 32 microns, selon la qualité
- Orteils : 2 orteils avec 2 coussinets et 2 ongles terminés en pointe
- Bouche : fendue et « fourchue », pratique pour couper l’herbe
- Huacaya : poil mi-long, frisé/ondulé
- Suri : poil long et tombant en mèches
- Durée de vie moyenne : environ 20 ans
- Cri : l’alpaga « meule », un son proche de celui du lama ou du renard
- Reproduction : à partir de 3 ans
- Gestation : environ 11,5 mois, un petit par an
- Première tonte : à 12 mois, puis une tonte par an
Le Pérou, la Bolivie, le Chili et l’Argentine comptent aujourd’hui plusieurs millions d’alpagas. Habitué aux conditions de vie arides et à la haute altitude, l’animal peut vivre jusqu’à 4 880 m.
De nombreux éleveurs se consacrent principalement à la production de laine d’alpaga, mais certains valorisent aussi la viande. Au Pérou, l’alpaga constitue encore aujourd’hui une source de subsistance importante pour de nombreuses familles.
Parent proche de la vigogne et domestiqué depuis plus de 5 000 ans, l’alpaga produit une fibre sept fois plus chaude que la laine de mouton, surnommée la « laine des dieux » ou l’« or des Andes », longtemps réservée aux empereurs incas.
L’alpaga est un animal intelligent, curieux et doux, ce qui en fait un compagnon apprécié et parfois même un animal de compagnie dans certaines régions.
Il existe deux grands types d’alpagas, principalement différenciés par leur toison :
- Alpaga Huacaya : il représente environ 85 % du cheptel. Sa toison, vue de l’extérieur, ressemble à celle d’un mouton, avec un poil gonflant et ondulé. On le surnomme parfois le « mouton des Andes ».
- Alpaga Suri : il représente environ 15 % du cheptel. Sa toison forme des sortes de « dreadlocks » ou longues mèches soyeuses sur tout le corps.
Nourriture
L’alpaga est un animal particulièrement écologique : son élevage génère relativement peu de gaz à effet de serre et respecte les pâturages.
Comme le lama, l’alpaga est un ruminant à estomac à trois poches. Ses besoins varient selon sa taille, son poids et son stade physiologique : croissance, maintenance, travail, gestation et lactation.
Au stade de maintenance, l’alpaga est adulte et peu actif : ses besoins sont limités. En phase de croissance, ils sont environ deux fois plus élevés. Lorsqu’il porte des charges ou parcourt de longues distances, ses besoins énergétiques peuvent être jusqu’à trois fois supérieurs.
Pour les femelles, les besoins augmentent en fin de gestation et surtout pendant la lactation. En moyenne, un alpaga consomme entre 1,5 et 2 kg de nourriture par jour.
Les aliments de base sont le foin et l’herbe (végétaux verts ou secs). Les alpagas apprécient les zones humides et les prairies. Ils peuvent aussi consommer des grains ou granulés modérément riches en protéines.
L’alpaga ne déracine pas l’herbe : il la coupe avec ses dents, ce qui permet une repousse rapide. Ne possédant pas de sabots mais des coussinets, il préserve les sols bien mieux que d’autres herbivores. Une eau propre et disponible en permanence est indispensable pour éviter la déshydratation.
Alpaga ou alpaca ?
Le mot « alpaca » vient de la langue indigène des Quechuas, parlée dans plusieurs régions du Pérou, de Colombie, d’Équateur et du nord du Chili.
Selon les langues, on écrit « alpaga » ou « alpaca ». En allemand et en néerlandais, on parlera plutôt d’« Alpaka ». Sur les étiquettes de vêtements, la mention « alpaca » correspond tout simplement à la traduction anglaise.
Comportement
L’alpaga est un animal de troupeau doux et très sociable. Il s’entend bien avec d’autres animaux, mais préfère naturellement la compagnie de ses congénères. C’est un animal grégaire qui a besoin du groupe et d’une hiérarchie claire. Le mâle protège le troupeau, tandis que les femelles jouent souvent un rôle central à l’intérieur du groupe.
Face aux autres mâles, il peut se montrer méfiant. C’est pourquoi on sépare fréquemment les mâles et les femelles pour éviter les conflits.
L’alpaga émet des sons discrets, proches de ceux du lama ou du renard : il meule. Il peut aussi cracher, principalement pour établir la hiérarchie ou lorsqu’il est contrarié, rarement sans raison envers l’être humain.
Les troupeaux d’alpagas sont surveillés par des éleveurs appelés alpagueros. S’ils ont des prédateurs (comme le coyote, le puma ou l’ocelot), ils bénéficient généralement d’une surveillance étroite. De plus en plus, leur caractère calme et doux est mis à profit dans des activités de zoothérapie.
Reproduction
La reproduction des alpagas est possible toute l’année. L’ovulation est induite par l’accouplement. La gestation dure entre 242 et 345 jours, et la femelle met généralement au monde un seul petit par an.
Le lama et l’alpaga peuvent se croiser pour donner le huarizo, un hybride dont la laine est moins qualitative que celle de l’alpaga et qui est moins robuste pour le port de charge.
Laine d’alpaga
La fibre d’alpaga est dite « écologique » : elle ne nécessite ni traitement chimique, ni blanchiment, ni teinture pour exister dans de nombreuses nuances naturelles.
L’alpaga subit de très grands écarts de température au cours d’une même journée, ce qui explique une toison composée de fibres particulièrement thermorégulatrices, capables de protéger du froid comme de la chaleur.
On distingue plusieurs qualités de fibre : Baby Alpaga, Alpaga classique et Alpaga Royal. Les fibres sont soigneusement triées pour ne conserver que les plus fines et les plus douces. Le Baby Alpaga est considéré comme l’une des fibres les plus agréables au contact de la peau.
La fibre d’alpaga est reconnue dans le monde entier comme une laine de luxe grâce à sa douceur, sa résistance, ses propriétés hypoallergéniques, son pouvoir thermique élevé et sa légèreté. Plus droite et plus soyeuse que la laine de mouton, elle donne des vêtements très confortables et durables.
La tonte a lieu une fois par an, au printemps. La première tonte fournit entre 1,5 et 2 kg de fibre de Baby Alpaga ; les tontes suivantes peuvent produire jusqu’à 3 kg de fibre « Alpaga ». À titre de comparaison, le diamètre d’un cheveu humain tourne autour de 60 microns, quand l’« Alpaga Royal » descend jusqu’à 12 microns.
Les alpagas producteurs de cette fibre évoluent en toute liberté, dans leur habitat naturel, où ils peuvent se nourrir et vivre à leur rythme. La qualité de la laine est évaluée selon la finesse, la brillance, la densité, le crin, la longueur et l’uniformité. Les toisons denses, régulières et brillantes sont les plus recherchées.
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Concours des camélidés
Depuis 1997, des concours de petits camélidés sont régulièrement organisés dans plusieurs pays européens (France, Belgique, Italie…). C’est l’occasion pour les éleveurs de se rencontrer et de valoriser leur travail.
Les alpagas sont jugés sur leur allure, leur déplacement, leur toison, mais aussi sur leur capacité à franchir des obstacles. Un concours de descendance permet également d’évaluer la capacité d’un animal à transmettre ses qualités à sa progéniture. On juge aussi la maniabilité des animaux et la relation entre l’animal et son meneur.
Alpaga vs. Lama
À première vue, l’alpaga et le lama se ressemblent, ce qui explique la confusion fréquente. Pourtant, plusieurs éléments les distinguent clairement.
Les lamas sont plus grands et plus lourds : ils mesurent environ 150 cm au garrot, contre maximum 100 cm pour les alpagas. Leur museau est plus long, leur front moins poilu, leur cou plus long et leurs oreilles plus arrondies.
Utilisé comme animal de bât, le lama porte des charges sur de longues distances. L’alpaga, lui, est principalement élevé pour sa laine très qualitative, utilisée pour fabriquer des vêtements, accessoires et articles de maison.
Les lamas sont réputés pour leur caractère affirmé, parfois perçu comme « arrogant ». Les alpagas sont plutôt timides, doux, très intelligents et curieux, ce qui les rend particulièrement attachants.
Pour toute question sur l’alpaga ou sur nos produits en laine d’alpaga, n’hésitez pas à nous contacter : nous serons ravis de vous répondre.
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